L’offensive israélienne dans la bande de Gaza continue de faire un lourd tribut. Selon Mahmoud Bassal, porte-parole de la Défense civile palestinienne, 19 personnes, en majorité des enfants, ont été tuées dans la nuit de mardi à mercredi à la suite de frappes israéliennes visant plusieurs secteurs de l’enclave. Des dizaines de blessés ont également été recensés.
Ces nouveaux bombardements surviennent alors que l’armée israélienne a intensifié ses opérations militaires ces derniers jours, justifiées par l’objectif officiel d’« anéantir » le Hamas et de libérer les otages israéliens toujours retenus à Gaza depuis l’attaque du 7 octobre 2023. Lundi, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a affirmé sa volonté de « prendre le contrôle de tout le territoire », conditionnant l’arrêt des opérations à « l’exil » du Hamas et au « désarmement complet » de Gaza — des exigences catégoriquement rejetées par le mouvement islamiste.
Face à l’escalade du conflit, l’Union européenne a annoncé mardi réexaminer son accord d’association avec Israël, en vigueur depuis 2000, une décision soutenue par 17 États membres. Le Royaume-Uni, de son côté, a suspendu les négociations d’un accord de libre-échange, qualifiant les actions d’Israël de « totalement disproportionnées » et de « moralement injustifiables ».
La réponse israélienne ne s’est pas fait attendre : le ministère des Affaires étrangères a dénoncé une attitude qui « encourage le Hamas » et affirmé que « les pressions extérieures ne détourneront pas Israël de sa voie ».
Depuis le 7 octobre, la riposte israélienne aurait causé plus de 53 500 morts à Gaza, selon les autorités locales. Malgré les pressions internationales et l’aggravation dramatique de la situation humanitaire, aucun cessez-le-feu ne semble encore en vue.





