François Bayrou Premier ministre, retour sur une vieille ambition personnelle

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Dans sa prime jeunesse politique, François Bayrou, fils d’agriculteur et natif du Béarn, comme Henri IV dont il écrira une biographie saluée par le Comte de Paris, héritier de la couronne de France, aurait affiché des convictions monarchiques comme on le rappelle encore dans les rangs de la Nouvelle Action Royaliste dirigée par Bertrand Renouvin, fils d’un célèbre résistant fait Compagnon de la Libération à titre posthume par le général de Gaulle.

Mais c’est vers la démocratie chrétienne que va s’orienter le jeune professeur agrégé de lettres, père de six enfants en rejoignant les rangs alors clairsemés du Centre des démocrates sociaux (CDS), présidé par le sénateur-maire de Rouen, Jean Lecanuet et composante de l’UDF de Valéry Giscard d’Estaing. Un parti dont les trois piliers la liberté de l’Enseignement, l’économie sociale de marché et la construction européenne. Il devient vite la principale plume du parti dont il devient un jeune espoir au début des années 1980, aux côtés de Claude Goasguen, Jean-Charles de Vincenti et Yves Pozzo di Borgo.  Il devient député des Pyrénées-Atlantiques, son département natal, en 1986.

En 2012, il contribue à la victoire de François Hollande contre Nicolas Sarkozy

En 1993, après la victoire de la droite et du centre aux élections législatives, il devient ministre de l’Éducation nationale dans le gouvernement d’Édouard Balladur. Bien qu’ayant soutenu ce dernier à l’élection présidentielle de 1995, Jacques Chirac le maintient à son poste dans le gouvernement d’Alain Juppé jusqu’à la dissolution de 1997. Cette expérience ministérielle sera la seule si l’on excepte un très court passage au ministère de la justice en 2017 dans le gouvernement d’Édouard Philippe après l’élection d’Emmanuel Macron. Mais sa mise en examen dans l’affaire des collaborateurs centristes au parlement européen empêchera sa reconduction après les élections législatives.

Candidat malheureux à l’élection présidentielle en 2002 (6 %), 2007 (18 %) et 2012 (9 %), il a contribué à faire battre Nicolas Sarkozy par François Hollande après cette troisième et dernière tentative. En 2017, il apporte son soutien à Emmanuel Macron contre François Fillon. À défaut d’avoir pu jusqu’à présent se hisser au second tour de l’élection présidentielle, il a décidé coûte que coûte de devenir Premier ministre après la démission de Michel Barnier.

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