La Russie a lancé dans la nuit de samedi à dimanche une nouvelle série de frappes contre Kiev, au lendemain d’importantes attaques ukrainiennes menées en profondeur sur le territoire russe. Selon les autorités ukrainiennes, les bombardements ont fait au moins un mort et treize blessés dans la capitale, où plusieurs quartiers ont été touchés par des missiles balistiques.
Les services de secours ukrainiens ont indiqué que plusieurs incendies s’étaient déclarés dans des immeubles d’habitation, un centre commercial, un supermarché ainsi que sur des véhicules. Les autorités locales évoquent également des dégâts matériels dans plusieurs districts de Kiev, tandis que les systèmes de défense antiaérienne ont été activés au cours de la nuit pour tenter d’intercepter les projectiles.
Cette nouvelle offensive intervient après une vaste opération de drones revendiquée par Kiev contre plusieurs installations situées en Russie. Les autorités russes ont fait état d’au moins huit morts dans des frappes visant notamment des infrastructures logistiques. Un dépôt pétrolier de la région de Moscou a également été touché, entraînant l’évacuation d’une maternité, tandis que la défense aérienne russe affirme avoir intercepté plusieurs centaines de drones au-dessus de différentes régions du pays.
Depuis plusieurs mois, les deux belligérants intensifient leurs frappes loin de la ligne de front. L’Ukraine cherche à perturber les capacités logistiques et industrielles russes en multipliant les attaques de longue portée, tandis que Moscou poursuit ses campagnes de missiles et de drones contre les infrastructures et les grandes villes ukrainiennes. Cette dynamique nourrit une escalade militaire qui éloigne encore davantage toute perspective de désescalade à court terme.
Ces bombardements interviennent également dans un contexte politique sensible à Kiev. Le président Volodymyr Zelensky poursuit un important remaniement gouvernemental et militaire marqué par le départ du ministre de la Défense Mykhaïlo Fedorov. Parallèlement, plusieurs manifestations ont eu lieu ces derniers jours pour dénoncer cette décision, alors que l’Ukraine continue de faire face à une pression croissante sur le front et à des difficultés concernant l’approvisionnement en missiles destinés à ses systèmes de défense aérienne Patriot.





