La boîte de Pandore Epstein a déferlé sur l’Occident comme une vague de dégoût et de stupeur. Comment un individu a-t-il pu corrompre une partie des élites de cette manière ? Comment un homme a-t-il pu passer entre les mailles de la justice si longtemps pour continuer à prostituer des filles, parfois mineures, pour les livrer à des célébrités dont il se faisait un malin plaisir de filmer les ébats ?
L’actualité est certes passée par là. La guerre en Iran aura balayé les effets en cascade des perversions de Jeffrey Epstein et de ses amis. Les quelques trois millions de documents du dossier Epstein contiennent sans doute encore quelques pépites. Elles finiront par se manifester. Il reste malgré tout que le public aura compris à travers cette affaire hors normes qu’une partie des puissants se livrait (et peut-être continue-t-elle à le faire) à d’abominables perversités.
Au passage, devant ce lavage de linge sale sans trop de conséquences pour l’instant pour les amis d’Epstein, permettez-moi de saluer un homme : Karl Zéro. Lorsqu’il décide de s’attaquer en frontal à la pédophilie, le journaliste s’attire les foudres de la profession jusqu’à se faire traiter de complotiste et blacklisté. Cela ne le décourage pas. Il persévère et continue presque seul à dénoncer les réseaux et les traitements infâmes que subissent les enfants. L’affaire Epstein, le scandale des auxiliaires périscolaires à Paris et avant ceux au sein de l’Église lui donnent aujourd’hui largement raison. Protéger les plus petits, les plus fragiles d’entre nous, devrait être le but absolu d’une société cohérente.
Visiblement chez certaines élites qu’on croyait hors de tout soupçon, ce détail a été tout bonnement oublié.

Voir aussi : Karl Zéro : « L’affaire Jeffrey Epstein révèle les mécanismes du pouvoir »





