L’Égypte et la République démocratique du Congo ont franchi une nouvelle étape dans le renforcement de leurs relations bilatérales. À l’issue d’une rencontre entre les présidents Abdel Fattah al-Sissi et Félix Tshisekedi au Caire, les deux pays ont signé quatre accords destinés à approfondir leur coopération politique, économique et technique.
Les textes conclus portent notamment sur les consultations diplomatiques régulières entre les deux États, le développement des investissements, la coopération dans le domaine de la santé ainsi que les questions liées à l’urbanisme et aux infrastructures. Ces accords s’inscrivent dans une dynamique de rapprochement engagée depuis plusieurs années entre Le Caire et Kinshasa.
Lors de leurs échanges, les deux chefs d’État ont mis en avant la nécessité de renforcer les partenariats africains face aux défis économiques, sécuritaires et démographiques auxquels le continent est confronté. Les discussions ont également porté sur les moyens de stimuler les investissements égyptiens en RDC, notamment dans les secteurs des infrastructures, de l’énergie et des services publics.
L’Égypte cherche depuis plusieurs années à consolider sa présence économique et diplomatique en Afrique subsaharienne. La RDC représente à ce titre un partenaire stratégique en raison de son poids démographique, de ses importantes ressources naturelles et de son rôle croissant dans les équilibres régionaux d’Afrique centrale.
Pour Kinshasa, ce rapprochement avec Le Caire permet de diversifier ses partenariats tout en bénéficiant de l’expertise égyptienne dans plusieurs secteurs clés. Les autorités congolaises souhaitent notamment attirer davantage d’investissements étrangers afin d’accélérer les projets d’infrastructures et de modernisation du pays.
Les deux présidents ont également évoqué plusieurs dossiers régionaux, notamment les enjeux de stabilité et de développement dans la région des Grands Lacs. Les deux capitales affichent leur volonté de renforcer leur coordination diplomatique au sein des organisations africaines et sur les principales questions de sécurité continentale.





